Situation sécuritaire

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Le présent rapport dresse un état des lieux de la situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA). Il porte sur la période allant du 1er juin 2020 au 7 novembre 2021, date de la clôture de la recherche, mais se focalise surtout sur le conflit armé entre le gouvernement et l’alliance rebelle Coalition des patriotes pour le changement (CPC) déclenché en décembre 2020 et les séquelles de ces violences. Ce COI Focus constitue une mise à jour du COI Focus du 23 juin 2020.

Après la signature de l’accord de paix entre le gouvernement et quatorze groupes armés en février 2019, le nombre d’incidents armés a baissé initialement, mais en 2020, les activités des groupes rebelles et la violence se sont accrues de nouveau.

Suite à l’invalidation de la candidature de l’ancien président Bozizé pour l’élection présidentielle de décembre 2020, six groupes armés ont formé la coalition rebelle CPC qui, après la victoire du président Touadéra lors du scrutin, a mené une offensive contre Bangui. Les FACA et ses alliés internationaux ont repoussé l’offensive rebelle et, fin janvier 2021, ont lancé la contre-offensive. Au cours des mois suivants, les forces gouvernementales ont réussi à contrôler le territoire le plus étendu depuis 2012.

Les FACA sont appuyées par des troupes russes, essentiellement des mercenaires appartenant à des entreprises de sécurité privée. Ils participent aux opérations militaires, prennent souvent le commandement ou opèrent seuls, et sont accusés de graves violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international (exécutions sommaires, détentions arbitraires, torture, disparitions forcées, déplacements forcés de la population civile).

Les forces de l’ordre ont également fait usage de recrutements parallèles de membres de mouvements armés et de groupes d’autodéfense au sein de la garde présidentielle et de milices officieuses.

Comme les affrontements sont devenus plus réguliers et se sont produits sur une zone territoriale en expansion, la MINUSCA parle d’un conflit armé non international. Plusieurs sources dont les Nations unies et l’ACLED ont constaté une augmentation importante des violations contre les droits de l’homme et un pic de décès civils, attribués aux groupes rebelles affiliés à la CPC, d’une part, aux agents étatiques et à leurs alliés, d’autre part.

En septembre 2021, la situation sécuritaire s’est fortement détériorée dans deux importantes zones de conflit : dans le nord-ouest, fief des 3R, ainsi que dans le centre et le sud-est où l’UPC est implantée. Toutes les parties combattantes, les FACA et leurs alliés russes comme les rebelles, sont responsables de multiples exactions et morts civils. Plusieurs incidents sont attribués aux mercenaires russes qui, selon certaines sources locales, font des dizaines de victimes civiles tuées de manière indiscriminée.

Des violations ont de manière disproportionnée visé des membres des communautés musulmanes et peul, selon plusieurs sources. L’UPC et les 3R étant associés à la communauté peul, les populations locales craignent d’être assimilées globalement à ces combattants.

Par ailleurs, l’OCHA indique en octobre 2021 que malgré les tensions électorales et les opérations de ratissage, Bangui est « resté relativement calme » en 2021.

La pandémie et l’insécurité ont multiplié les risques de violence sexuelle pour les femmes et les filles et ont rendu les enfants plus vulnérables au recrutement forcé par des groupes armés.

La RCA reste l’un des pays les plus dangereux pour les travailleurs humanitaires. Des organisations humanitaires et leur personnel ont été la cible d’attaques, de pillages et de menaces.

Au 30 septembre 2021, 733.000 Centrafricains vivent comme réfugiés dans les pays voisins et 722.000 personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, soit un tiers de la population. En 2021, des dizaines de milliers de personnes sont retournées chez elles, mais en même temps, les nouveaux déplacements sont nombreux dans le nord-ouest, le centre et le sud-est. L’OCHA indique que les conditions de vie des personnes déplacées sont précaires.

La Banque mondiale prévoit que la RCA entre en récession en 2021, avec 3,4 millions d’habitants vivant dans la pauvreté extrême. L’IPC estime que 2,4 millions de personnes vivront en insécurité alimentaire aiguë en 2022. L’OCHA signale un risque de famine dans les zones de conflit. Bangui est l’une des rares localités où le nombre de personnes dans le besoin a diminué par rapport à 2020.

Policy

The policy implemented by the Commissioner General is based on a thorough analysis of accurate and up-to-date information on the general situation in the country of origin. This information is collated in a professional manner from various, objective sources, including the EASO, the UNHCR, relevant international human rights organisations, non-governmental organisations, professional literature and coverage in the media. When determining policy, the Commissioner General does not only examine the COI Focuses written by Cedoca and published on this website, as these deal with just one aspect of the general situation in the country of origin. The fact that a COI Focus could be out-of-date does not mean that the policy that is being implemented by the Commissioner General is no longer up-to-date.

When assessing an application for asylum, the Commissioner General not only considers the actual situation in the country of origin at the moment of decision-making, he also takes into account the individual situation and personal circumstances of the applicant for international protection. Every asylum application is examined individually. An applicant must comprehensively demonstrate that he has a well-founded fear of persecution or that there is a clear personal risk of serious harm. He cannot, therefore, simply refer back to the general conditions in his country, but must also present concrete, credible and personal facts.

There is no policy paper for this country available on the website.

Land: 
Central African Republic