Situation sécuritaire

English

Le présent rapport dresse un état des lieux de la situation sécuritaire en République centrafricaine (RCA). Il porte sur la période allant du 1er juin 2019 au 1er juin 2020, date de la clôture de la recherche documentaire. Ce document constitue une mise à jour du COI Focus du 6 décembre 2019.

Le 5 février 2019, les autorités centrafricaines et quatorze groupes armés ont signé un accord de paix. Un gouvernement inclusif comprenant des représentants des groupes armés s’est formé fin mars 2019. Certains chefs de groupes armés ont par la suite remis en cause leur participation au processus de paix et de désarmement. En même temps, des observateurs soulignent la « gouvernance catastrophique du pays » et la corruption endémique qui ouvrent la voie à la compétition économique et territoriale des groupes armés.

Fin 2019, plus de 1.300 membres des groupes armés, soit 15 % des combattants, avaient été démobilisés. L’intégration dans les d’unités spéciales mixtes de sécurité (USMS) rencontre d’importants retards, la première unité mixte, dans l’ouest du pays, ayant seulement clôturé sa formation en mai 2020. Le Groupe d’experts onusiens constate fin 2019 que de nombreux groupes armés se satisfont du statu quo. Malgré un redéploiement progressif de l’armée à l’intérieur du pays, les groupes armés continuent d’occuper les trois quarts du territoire. Certains groupes armés, en particulier l’UPC dans le centre et le sud-est du pays ainsi que le groupe 3R dans l’ouest du pays, tentent d’étendre le territoire qu’ils contrôlent en violation de l’accord de paix.

Depuis la signature de l’accord de paix, l’ONU fait état d’une diminution globale de la violence, d’une baisse « tendancielle » et non plus passagère des incidents violents et des violations des droits de l’homme. Toutefois, en février 2020, le secrétaire général de l’ONU signale, en particulier pendant la période de transhumance, une multiplication des mouvements illégaux des groupes armés et relève que de graves violences et violations des droits de l’homme ont eu lieu à intervalles irréguliers.

Les groupes armés sont les principaux responsables de la violence dans le pays. Ils ont continué à s’affronter pour le contrôle des territoires et de leurs ressources, parfois entraînant la mort de dizaines de civils. Plusieurs sources ont signalé des « poches d’instabilité », voire une augmentation d’incidents violents depuis septembre 2019, en particulier dans le nord-est, où le FPRC s’est affronté à une coalition d’autres groupes armés et a été déchiré par une scission interne sur fond de tensions ethniques. D’autres groupes armés, notamment l’UPC et le 3R, ont dû faire face à des opérations conjointes de la MINUSCA et des FACA visant à freiner leur expansion territoriale.

Les régions les plus affectées par la violence sont le nord et le nord-est, zone dominée par le FPRC, le centre, où l’UPC mais aussi des groupes anti-balaka sont actifs, le sud-ouest où l’UPC essaie de prendre pied, ainsi que l’ouest où le groupe 3R est basé. Dans le quartier PK5 à Bangui, les forces nationales et internationales se sont finalement imposées suite à des violences sanglantes en décembre 2019.

Bien qu’il relève une réduction significative du nombre de violations et d’abus des droits de l’homme et du nombre de victimes touchées, le secrétaire général de l’ONU signale que les exactions contre les civils par les groupes armés, la « violence quotidienne » qui comprend des assassinats, des enlèvements, des arrestations et détentions arbitraires, des traitements cruels, des extorsions, des pillages, restent un problème important. En outre, la RCA reste l’un des pays les plus dangereux pour les travailleurs humanitaires avec en moyenne un incident par jour visant les humanitaires.

Fin avril 2020, l’ONU estimait que plus de 697.000 personnes étaient déplacées et plus de 608.000 réfugiées dans les pays voisins. Malgré une augmentation des retours, le nombre de personnes déplacées est supérieur à celui de fin 2019. Le nombre total de réfugiés et de personnes déplacées constitue environ un quart de la population centrafricaine.

Suite à l’effondrement de l’administration et des services de base en dehors de Bangui et en raison des conflits armés et de l’insécurité, la RCA est classée à l’avant-dernière place mondiale au niveau des indices de développement humain. En mai 2020, plus de la moitié de la population, soit 2,6 millions de personnes, avait besoin d’assistance humanitaire, une situation aggravée par les mesures prises contre la propagation du coronavirus et par une mauvaise saison agricole.

Policy

The policy implemented by the Commissioner General is based on a thorough analysis of accurate and up-to-date information on the general situation in the country of origin. This information is collated in a professional manner from various, objective sources, including the EASO, the UNHCR, relevant international human rights organisations, non-governmental organisations, professional literature and coverage in the media. When determining policy, the Commissioner General does not only examine the COI Focuses written by Cedoca and published on this website, as these deal with just one aspect of the general situation in the country of origin. The fact that a COI Focus could be out-of-date does not mean that the policy that is being implemented by the Commissioner General is no longer up-to-date.

When assessing an application for asylum, the Commissioner General not only considers the actual situation in the country of origin at the moment of decision-making, he also takes into account the individual situation and personal circumstances of the applicant for international protection. Every asylum application is examined individually. An applicant must comprehensively demonstrate that he has a well-founded fear of persecution or that there is a clear personal risk of serious harm. He cannot, therefore, simply refer back to the general conditions in his country, but must also present concrete, credible and personal facts.

There is no policy paper for this country available on the website.

Land: 
Central African Republic

New address CGRS